Utiliser Google Wave en classe, premier bilan
L’expérimentation fut réalisée à partir d’un exercice de recherche sur l’ONU dans deux classes de troisième.
Les élèves furent répartis en 12 groupes de deux élèves en moyenne.
J’ai créé pour chaque groupe une adresse générique gmail et attribué mes invitations à ces groupes.
Chaque classe avait une "wave" à lire et à compléter (des consignes, des explications du fonctionnement et des questions). Chaque groupe devait répondre à des questions ciblées à partir de trois sites internet et un document texte, en leur laissant la possibilité d’autres sources (manuels ou autres sites) en leur demandant de citer leurs sources et d’expliquer leurs choix.
Chaque groupe devait ensuite relire les réponses du groupe suivant, les corriger éventuellement en faisant les recherches et rédiger une synthèse des réponses. Chaque groupe réalise une trace écrite en collaboration qui devient la trace écrite du cours.

Premier bilan
(le travail se déroule sur deux séances - la première séance vient de se dérouler) :
Du point de vue de l’assimilation de l’outil, les élèves ont très vite compris l’usage mais ils se limitent à la rédaction comme dans un traitement de texte (deux ont utilisé l’option de réponse privée pour poser des questions). L’ajout d’objets multimédias n’a pas été fait. La citation (et l’explication du choix) des sources et l’insertion de liens sont bien compris.
D’un point de vue technique, l’application fonctionne bien sur Google Chrome (étonnant !?), même d’une manière très (trop) fluide. Sous Firefox (3.5), la navigation entre les blips était plus saccadée. Sous Explorer (8), même problème, voire pire. La bande passante du collège (notre pauvre liaison 512) était utilisée presque en totalité et le travail pouvait par moment être freiné (rechargements longs ou déconnexions intempestives).
Aspects négatifs :
Les inconvénients sont surtout techniques (manque de fluidité dans une wave qui devient de plus en plus longue et difficulté à naviguer dans ce long document). Une option d’impression pourrait être bienvenue en cochant les blips intéressants par exemple.
Un inconvénient majeur est le fait que chacun puisse supprimer le travail d’un autre. Il faudrait avoir la possibilité de donner seulement l’option d’ouvrir l’édition d’un blip et interdire l’édition de base pour tout blip.
Certains élèves ont vite compris comment saboter le travail des autres. Dans ce cas le nom du groupe qui corrige n’apparait pas (seul l’auteur du blip est mentionné).
La possibilité de revoir la construction de la wave (option playback) permet de désigner les fautifs, mais c’est un peu fastidieux.
Il serait préférable aussi que celui qui corrige réponde de fait au blip précédent et qu’il n’ai pas les droits d’édition du blip, sauf si on lui en accorde le droit.
Aspects positifs :
L’avantage est la réalisation d’un document en commun et la vision de cette réalisation en continue. La possibilité de revoir la construction de la "wave" (playback) permet de mieux faire comprendre la construction (avec correction) du savoir.
Un aspect important est la possibilité d’interaction globale entre le professeur et les élèves et la possibilité de correction assez individualisée en direct, ce qui n’était pas possible avec d’autres applications. Le professeur a une vue d’ensemble du travail des élèves et peut interagir davantage.
Google Wave est un outil pédagogique comme un autre dont les usages sont multiples et sont encore à construire. L’usage collaboratif est très innovant.
D’autres usages : prise de note, organisation d’un débat, brainstorming ...
Et depuis ce premier bilan ... la suite :
Histobric
Articles de cet auteur
Mots-clés
fr
Expérimentations pédagogiques
?
|
OPML
?
